Guêpes et frelons ont un cycle annuel : la colonie meurt à l'automne, seules les jeunes reines fécondées passent l'hiver. Connaître ce calendrier permet de comprendre pourquoi un nid détruit en juin évite des centaines de frelons en septembre, et pourquoi le vieux nid découvert en janvier dans le chêne du voisin ne présente plus aucun danger.
Mars–avril : les fondatrices
Avec les premières douceurs, les reines sortent d'hivernation et cherchent un abri pour fonder leur nid : avant-toit, abri de jardin, nichoir, boîte aux lettres, cabanon. Le nid primaire a la taille d'une balle de ping-pong puis d'une orange. C'est le moment où un simple piège sélectif ou une destruction facile règle le problème pour toute la saison. C'est aussi, pour le frelon asiatique, la période de piégeage de printemps organisée par les apiculteurs et certaines communes.
Mai–juin : la colonie s'installe
Les premières ouvrières naissent et prennent le relais de la reine. Le nid grossit vite. Chez le frelon asiatique, la colonie quitte souvent le nid primaire pour construire un nid secondaire beaucoup plus grand, en hauteur dans un arbre, mais parfois aussi dans une haie, sous un toit ou dans un mur. Les interventions de professionnels commencent à se multiplier dans le Villefranchois.
Juillet–août : le pic d'activité
Les nids de guêpes deviennent visibles et gênants, à proximité des terrasses, des piscines et des repas en plein air. Les frelons asiatiques chassent intensément devant les ruches. Un nid peut dépasser 50 cm de diamètre et abriter plusieurs milliers d'individus. Les délais d'intervention s'allongent partout dans le département : c'est la haute saison pour les entreprises spécialisées.
Septembre–octobre : le moment le plus dangereux
Les colonies sont à leur maximum et deviennent plus agressives à mesure que les ressources se raréfient. Chez le frelon asiatique, c'est aussi la période de production des futures reines : détruire un nid en septembre ou début octobre empêche l'essaimage de centaines de fondatrices pour l'année suivante. Les vendanges, la récolte des noix et des châtaignes, les travaux forestiers exposent particulièrement aux piqûres.
Novembre–février : fin de cycle
Les premiers froids tuent progressivement la colonie. Les nids abandonnés ne sont jamais réoccupés ; ceux que l'on découvre en haut des arbres à la chute des feuilles sont vides ou presque, et peuvent être laissés en place ou décrochés sans danger particulier. Les jeunes reines, elles, hivernent isolées sous une écorce, dans un tas de bois ou un grenier, prêtes à recommencer le cycle.
Ce qu'il faut retenir
- Plus on intervient tôt, moins c'est coûteux et dangereux. Un nid primaire se traite en quelques minutes.
- Un nid actif se détruit de préférence au crépuscule, quand tous les individus sont rentrés : c'est pourquoi les professionnels proposent souvent des créneaux en soirée.
- Un nid vide en hiver n'a pas besoin d'intervention.
Pour les bons réflexes et les contacts dans l'arrondissement, revenez au guide guêpes et frelons dans le Villefranchois. Pour vérifier de quelle espèce il s'agit, lisez notre fiche d'identification.
