Un pont de pierre en dos d'âne, des ruelles pavées qui grimpent entre les maisons de schiste, et au sommet, un château aux murs crénelés : Belcastel offre l'une des images les plus connues de l'Aveyron. Pourtant, au milieu du XXe siècle, le château n'était plus qu'une ruine et le village se vidait.
La restauration de Fernand Pouillon
En 1974, l'architecte Fernand Pouillon, figure de l'architecture française de l'après-guerre, achète les ruines du château. Pendant huit ans, il le reconstruit pierre par pierre avec une équipe de tailleurs de pierre et de maîtres verriers, dans le respect des techniques anciennes. Il y vit jusqu'à sa mort en 1986 et y est enterré.
Cette restauration a entraîné celle du village : maisons rénovées, ruelles réhabilitées, retour des habitants et des visiteurs. Belcastel a rejoint les Plus Beaux Villages de France.
À voir
- le château, ouvert à la visite, qui accueille aussi des expositions ;
- le pont du XVe siècle sur l'Aveyron ;
- l'église Sainte-Marie-Madeleine, sur la rive opposée, qui abrite le gisant du seigneur Alzias de Saunhac ;
- les fours à pain et les maisons anciennes du village.
Un village de 189 habitants
Belcastel reste une très petite commune, rattachée au secteur de Rignac. Comme Najac ou Sauveterre-de-Rouergue, elle vit de l'équilibre délicat entre fréquentation touristique et vie à l'année. Un sujet que le Grand Villefranchois suivra dans les trois villages classés de l'arrondissement.



