Sur les plateaux du Ségala, entre Rieupeyroux, Naucelle et Baraqueville, les prairies vallonnées et les étables témoignent de la spécialité du pays : l'élevage bovin, et en particulier la production de veaux lourds, le veau d'Aveyron et du Ségala.
Un produit protégé
Ce veau, de race à viande, est élevé sous la mère : il tète pendant toute sa croissance, complété par des céréales, et reste sur l'exploitation jusqu'à l'abattage, à un âge et un poids supérieurs à ceux du veau de boucherie classique. Sa viande, rosée, est reconnue par une indication géographique protégée (IGP) au niveau européen et par un Label rouge, deux signes qui encadrent la zone de production, l'alimentation et les pratiques d'élevage.
La filière réunit des centaines d'éleveurs, des groupements de producteurs, des abattoirs et des bouchers, en Aveyron et dans les départements voisins.
Pourquoi le Ségala ?
Jusqu'au début du XXe siècle, le Ségala était un pays pauvre, aux sols acides, où l'on cultivait surtout le seigle, d'où son nom. L'arrivée du chemin de fer et du chaulage des terres (apport de calcaire pour corriger l'acidité des sols) a permis le développement des prairies et de l'élevage. En quelques générations, le plateau est devenu l'une des grandes régions d'élevage bovin du Massif central.
Les enjeux d'aujourd'hui
- Le renouvellement des générations : de nombreux éleveurs approchent de la retraite, et l'installation des jeunes dépend de l'accès au foncier et au capital.
- Le prix : la valorisation des signes de qualité face à la grande distribution.
- Le climat : sécheresses estivales et autonomie fourragère des exploitations.
- La transformation locale : abattoirs, ateliers de découpe et vente directe, pour garder la valeur ajoutée sur le territoire.
Le Grand Villefranchois consacrera régulièrement des articles à l'agriculture du Ségala et du Villefranchois, en donnant la parole aux éleveurs. Agriculteurs, techniciens, bouchers : contactez-nous.



